Mes chers
amis,
Voici pour la deuxième fois dans mon blog :
« La lettre du Gaullisme n°153 du 7 novembre 2007 »
Écrite
par Jean-Louis CACCOMO et Jean-Noël AMADEI.
Elle reflète avec talent et brio ce que je vois et pense des blocages dans les universités. Encore une fois, j’en
remercie les auteurs.
Les blocages révélateurs
par Jean-Louis Caccomo et Jean-Noël AMADEI
La réforme des
universités était annoncée dans le programme du candidat Sarkozy. Qu’il cherche à tenir ses promesses est une chose bien normale. Pourtant, une fois élu, le président de la République avait déjà
bien édulcoré le projet initial de Valérie Pécresse, notamment après avoir rencontré les principaux syndicats étudiants. Mais les étudiants sont-ils les mieux placés pour savoir ce qui est bien
pour l’université, et finalement pour eux ? Comme des enfants gâtés, ils veulent toujours moins d’évaluation, moins de sélection, plus de droits, autant de sirènes démagogiques auprès
desquelles des adultes responsables ne doivent pas succomber. Les parents vont-ils demander à leurs enfants comment il convient de les éduquer. Etre à l’écoute (des jeunes) n’est pas être aux
ordres (des jeunes). Bien-sûr, ces étudiants vont me rétorquer qu’ils sont majeurs. Sans doute ! Mais ils sont tout de même à la charge de la collectivité nationale tandis qu’un bon nombre
vit encore chez les parents. Tant que la collectivité leur financera des études, ils devront rendre compte. C’est un devoir moral.
Les autorités ont tout
de même rencontré les syndicats étudiants, faisant toutes les concessions demandées. Il s’agissait de rassurer les syndicats en vue d’acheter la paix sociale. Finalement, le projet d’autonomie a
tellement été amendé que l’autonomie des universités françaises est renvoyée aux calendes grecques. Par contre, on a quand même les blocus. Mais ce dialogue de sourd est révélateur de
dérèglements plus inquiétants.
Premièrement, il est
cocasse qu’en France certains étudiants n’aient toujours pas compris que seuls les travailleurs sont en mesure de déclarer et faire une grève dans la mesure où ils ont un travail. Faut-il leur
rappeler qu’un étudiant n’est pas encore un travailleur, et il ne le sera jamais s’il ne se donne pas la peine de choisir des filières d’enseignement supérieur qui lui apporteront une réelle
qualification ? Les étudiants les plus virulents sont inscrits dans des filières qui n’offrent aucune perspective de débouchés. Autrement dit, la collectivité se paie le luxe d’entretenir
des individus dont l’utilité ne saute plus aux yeux alors qu’elle n’en a plus les moyens aujourd’hui. Et ces derniers boycottent leur cours sans voir qu’ils sont en train de scier la branche sur
laquelle ils s’excitent.
Deuxièmement, partout
dans le monde (civilisé), l’autonomie des universités est l’expression et la garantie de la liberté de l’enseignement supérieur et la condition du progrès des sciences et des connaissances ;
mais c’est une liberté dans la responsabilité, celle-là même qui effraie nos anarchistes assistés. On ne peut plus développer en France des formations parking qui condamnent les étudiants au
chômage au frais du contribuable : on plume ainsi les parents pour duper les enfants ! Les universités sont libres de proposer les formations qu’elles désirent du moment que ces
formations s’autofinancent. Et elles s’autofinanceront dans la mesure où les bénéficiaires directs de ces formations universitaires – les étudiants, les fondations, les collectivités locales et
les entreprises - seront disposés en assumer le coût.
Ces derniers seront
d’autant plus disposés à en assumer le coût qu’ils considèreront que ces formations constituent un investissement pour eux, c’est-à-dire qu’elles apportent une réelle qualification, donc un
emploi et une perspective de carrière pour l’étudiant, des compétences et des perspectives de résultats pour l’entreprise ou la collectivité.
Finalement, nous payons
le prix de la démagogie et de la démission collective des adultes fascinés par un jeunisme qui est un aspect du politiquement correct ambiant (et qui conduit certains parents à être littéralement
aux ordres de leurs enfants). Dans un passé encore récent, seule une minorité avait accès à l’université, ce qui n’était guère démocratique, il faut en convenir. Mais cette minorité éclairée
remplissait les filières académiques qui faisaient la fierté de nos universités car c’est bien dans ces filières que se transmettaient, depuis des lustres, les savoirs les plus
fondamentaux.
Aujourd’hui, le
financement des études est pris en charge par le contribuable et les universités sont ouvertes à tous tandis que plus de 80 % des élèves de terminal ont le baccalauréat. Or les filières
académiques (en sciences physiques, sciences naturelles, droit et sciences économiques) se vident ; elles ne survivent que parce que nous « importons » des cerveaux étrangers
(principalement en provenance des pays d’Asie, de l’Afrique et des anciens pays de l'Est) tandis que se multiplient des formations alibis pour accueillir ces bacheliers d’un nouveau type, qui
fuient les savoirs fondamentaux. C’est parce nous nous sommes trop facilement laissés aller sur cette pente de la facilité que les universités françaises sont en train de sombrer dans les abysses
de tous les classements internationaux.
Fin
Après
ce texte, je vais paraître un peu ridicule…
Cela fait maintenant plus de
deux mois que je suis en université sur Lyon. J’ai donc pu observer à ma guise et de mes propres yeux ce qu’il s’y passe. Le constat est alarmant et m’a clairement choqué dès le départ. Après,
avec le temps on s’habitue et même on se résigne à tenter de faire changer les choses. Le problème est qu’un étudiant n’est pas capable de changer un système comme celui-là.
Tout d’abord, rappelons que je suis en Licence Science politique et Histoire,
et l’une des premières choses surprenantes est que nous sommes forcés à faire de la science sociale avec le professeur qui va avec… Dans toutes les matières, introduction aux sciences politiques,
introduction aux sciences sociales, histoire moderne et histoire contemporaine, on ne parle que de « social ». Ce qui assez normal car évidemment, après la révolution française de 1789,
se succèdent un grand nombre d’évènements politiques, constitutionnels et donc axés sur le social. Mais cela fait partie de cette machinerie infernale. Rajoutons à cela des professeurs sans
scrupules et sans aucune objectivité ( trois sur quatre tout de même ! Attention aussi, pas d’amalgame), ces mêmes professeurs, pendant les cours, critiquent ouvertement le gouvernement
actuel et en première ligne évidemment, le Président de la République Française, Nicolas Sarkozy. De l’ironie perpétuelle, des critiques incessantes sur des idées qui ne sont pas forcément les
vôtres. Le professeur ne respecte d’aucune façon les étudiants qui n’ont pas les mêmes idées qu’eux. Cela me donne parfois envie d’hurler dans l’amphithéâtre, mais cela servirait à quoi? Se
retrouver pris pour cible par le professeur ou des étudiants ? Car oui, cela arrive, je vous le dis… C’est un sentiment de déception qui m’envahit dans ces moments là. J’essaie de me
mettre à la place du professeur et je n’arrive toujours pas à comprendre ce qui lui passe par la tête. Croit-il qu’il n’y ait que lui qui ait raison ? Que les autres ont tort et
doivent la fermer ? Je le pense. Vu la manière employée, la façon de dire les choses, c’est un mépris que je ressens, de l’irrespect envers les
autres. Je préfère mettre les points sur les « i » dès maintenant, cela aurait été des idées de droite, j’en aurais été tout aussi choqué… A l’époque, Jules Ferry écrivait aux
instituteurs :
« A l'âge où l'esprit s'éveille
[esprit des enfants], où le cœur s'ouvre, où la mémoire s'enrichit, sans que l'idée vous vienne aussitôt de profiter de cette docilité, de cette confiance, pour leur transmettre, avec les
connaissances scolaires proprement dites, les principes mêmes de la morale, j'entends simplement de cette bonne et antique morale que nous avons reçue de nos pères et que nous nous honorons tous
de suivre dans les relations de la vie sans nous mettre en peine d'en discuter les bases philosophiques. »
Vous allez me dire qu’il parle d’enfant, c’est vrai, mais aujourd’hui, grand nombre d’étudiants qui sont en université
arrivent avec un esprit politique pas encore forcément bien forgé, j’ai un grand nombre d’exemples autour de moi. Vous me direz aussi que Jules Ferry
met en garde dans cette lettre les instituteurs face à l’apprentissage de la religion. Mais pour moi ça revient au même ! L’université est un
lieu qui doit permettre d’exercer son esprit critique et non pas d’influencer les autres par tous les moyens. La république mérite des universités avec des professeurs objectifs, ce qui
permettrait une réflexion personnelle de chaque étudiant avec sa propre historicité et un savoir « neutre ». C’est ça aussi qui est
fun ! On nous apprend pendant les cours, surtout de science sociale et histoire qu’il faut savoir interpréter les événements objectivement alors que dans le même temps les professeurs nous
bourrent le crâne et nous influencent…. La contradiction parfaite ! Marrant aussi quand un professeur d’histoire moderne ( XV-XVIIIème siècles) nous parle de l’actualité et toujours avec
cette ironie et ce mépris de ceux qui pensent différemment. Totalitarisme… C’est l’impression que j’ai. De plus cette oppression vient des organisations étudiantes comme l’UNEF. Première chose,
ils se vantent du nombre d’adhérents qu’ils ont… Mais beaucoup d’étudiants sont obligés d’adhérer ! Eh oui, certains étudiants n’adhérent que pour des raisons financières, car il y a 20% de
réduction à la clef sur l’achat des livres ! Certains étudiants étrangers lisent les énormes panneaux qui indiquent : « Aide à la
lecture, aide à l’orthographe », etc.. . Je vous assure mes chers amis qu’un grand nombre de personnes autour de moi, étudiants maîtrisant avec difficulté notre langue, ou bien
étudiants les plus modestes ont dû adhérer. Mais après tout, c’est bien ! Ce n’est pas ça que je remets en cause, ce qui ne va pas, c’est le fait
qu’ils reçoivent par la suite des mails, SMS, coups de fil
avec une propagande de gauche et d’extrême gauche avec incitation à la grève !
Pour moi c’est utiliser les gens pauvres ou ayant des difficultés, et
ce, à des fins politiques. De plus, les affiches UNEF sont de très mauvais goût, lorsque l’on voit notre Président faire un bras d’honneur avec
l’écrit : « Et pour les étudiants ? », j’appelle ça de la diffamation ! J’en passe et des meilleurs.. Je finirais par dire
que les professeurs acceptent fort bien d’être dérangés en début, voire en plein cours afin d’accueillir, soit des membres de l’UNEF ou autres
révolutionnaires qui nous fait leur causette idéologique. Pour conclure, je dirais que nous sommes dans une sorte de machine à « gauchiser »
les esprits, nous sommes conditionnés ! La république doit mettre un terme à ce genre de propagande. Nos universités sont tombées bien bas, mais
aujourd’hui, on sait pourquoi les universités sont les derniers bastions des anarchistes et autres rêveurs du même genre.
Thibaud CREMADES
Responsable des jeunes populaires adjoint
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